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Les bienfaits de la DHA, oméga 3 dans l’alimentation infantile

Tout le monde a entendu parler des oméga-3, ces acides gras essentiels pour la santé et qu’il est nécessaire de trouver dans notre assiette.

Il existe 2 grandes sources d’Oméga-3 :

  • Origine végétale dont le principal est l’acide alpha-linolénique (l’AAL). On le trouve dans certaines huiles (colza, noix, soja, lin …)
  • Origine animale avec 2 molécules principales qu’on appelle acides gras à longue chaine : l’EPA (acide éicosa pentaénoïque) et le DHA (acide docosa hexaénoïque)

L’AAL est important pour toutes nos cellules, mais EPA et DHA ont des propriétés très spécifiques. L’EPA est avant tout le protecteur du système cardio-vasculaire alors que le DHA est un constituant essentiel de la rétine et des neurones.

Le nouveau-né arrive au monde avec un système nerveux immature. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne peut pas contrôler ses sphincters et qu’il mettre au moins 2 ans à cntôler ses urines et ses selles.

Contrairement à beaucoup d’animaux, le petit d’homme va voir son cerveau se développer énormément pendant ses 2 premières années de vie. Si une vache peut prendre 250 kg en 18 mois, mais conserver un petit cerveau, un enfant de 2 ans parait avoir une assez grosse tête par rapport à son corps qui a pris une dizaine de kilos.

Et pour optimiser la croissance de ce système nerveux, mais aussi pour sa santé en général, le bébé a besoin d’un apport indispensable en DHA(1). De nombreuses études ont montré ce rôle central.

Les Oméga 3 et 6 sont essentiels pour le développement du cerveau de l’enfant. Mais les DHA et EPA ont souvent faibles dans les régimes alimentaires occidentaux.

Le rapport idéal entre Oméga-3 et Oméga-6 devrait être de 1 pour 4. Or, il est actuellement, en moyenne dans la population générale, de 1 pour 20. C’est également le cas chez les femmes enceintes et les enfants. On consomme souvent trop d’Oméga-6 et pas assez d’oméga-3.

Et souvent pas assez de DHA qui est un acide gras qui ne se trouve pas facilement dans l’alimentation. En effet, le DHA est surtout présent dans les poissons gras. Heureusement, la nature faisant bien les choses, nous pouvons fabriquer ce DHA à partir des oméga-3 végétaux (AAL). Mais faut-il consommer des aliments riches en AAL!

En pratique, comment équilibrer l’alimentation du bébé en bons acide gras, en oméga-3 et en particulier en DHA ?

Le cerveau du bébé va donc beaucoup se développer pendant ses 2 premières années et le cerveau a besoin de beaucoup de bons lipides. C’est pourquoi le lait de mère est très gras.

Si l’enfant est allaité, il est indispensable que la mère consomme des Oméga-3 sous toutes leurs formes.

Si l’enfant n’est pas allaité, il faudra donc qu’il trouve ces Oméga-3 dans son alimentation.

Optimiser la consommation d’oméga-3 chez la mère en cas d’allaitement :

  • Huile riche en oméga-3 : 1 à 2 cuillers à soupe par jour, surtout au diner comme huile d’assaisonnement
  • Poissons 3 fois par semaine dont 1 fois du poisson gras en privilégiant les petits poissons bleus : sardines et maquereaux (idéalement en conserve à l’huile d’olive) ou harengs et anchois. Egalement un peu de saumon, de flétan ou d’anguille si vous les aimez et que vous pouvez trouver de la bonne qualité. Attention au thon souvent riche en métaux lourds. On peut remplacer le poisson par des fruits de mers qui ont les mêmes propriétés(2).

Optimiser la consommation de bonnes graisses chez un bébé non allaité :

  • Il ne faut pas négliger l’apport en cholestérol (le lait de mère est plus riche en cholestérol que le lait de vache). On donnera très tôt un peu de beurre aux bébés, dès qu’il quitte le biberon, à mélanger dans les purées de légumes.
  • On lui donnera également très tôt des huiles riches en oméga-3. On pourra en ajouter dans les biberons de soupe puis dans les purées ; 1 cuiller à café 1 à 2 fois par jour.
  • Pour l’apport en DHA c’est plus compliqué, car les bébés ne mangeront pas de poissons. Malgré tout, dès qu’ils seront diversifiés, n’hésitez pas à leur faire goutter un peu de sardines. Sinon, il serait idéal de choisir des laits enrichis en DHA.

Dans tous les cas, il est important de se pencher attentivement sur l’apport en lipides des bébésPas question de les faire manger trop gras, mais il est encore pire de les « priver » de graisses de peur qu’ils grossissent. Les bonnes graisses ne font pas grossir et il est prouvé que les 2 premières années de vie on a tendance à donner trop de protéines et pas assez de lipides aux enfants.[3]

Demandez conseil à votre médecin ou votre diététicien.

[1] M. Pinot, S. Vanni, S. Pagnotta, S. Lacas-Gervais, L.A. Payet, T. Ferreira, R. Gautier, B. Goud, B. Antonny et H. Barelli. Polyunsaturated phospholipids facilitate membrane deformation and fission by endocytic proteins. Science ; 8 août 2014.

[2] Hibbeln J R et coll. : “Maternal seafood consumption in pregnancy and neurodevelopmental outcomes in childhood (ALSPAC study) : an observational cohort study.” Lancet 2007 ; 369 : 578-585

[3] Conclusions de l’enquête Nutri-Bébé, conduite en partenariat avec le CREDOC* et à l’initiative du SFAE*

 

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