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Pourquoi le lait est il bon pour le développement de bébé ?

Comme tous les mammifères, le petit d’homme boit le lait de sa mère quand il vient au monde. Rien n’est plus équilibré pour lui que ce lait. Pour comprendre son intérêt nutritionnel, comparons-le au lait de vache.

Le lait de vache est adapté au veau qui doit prendre 250 kg en 18 mois, mais conservera un petit cerveau alors que nos bébés vont grossir et grandir bien plus lentement, mais auront un développement cérébral proportionnellement plus rapide.

Voici un tableau qui résume les compositions  moyennes de ces 2 laits :

Pour 100 ml

LAIT MATERNEL

LAIT DE VACHE

entier et cru

Energie (kcal)

69 à 71

66

PROTEINES (g)

0,8 à 1

3 à 3,5

Caséines / P. Solubles

40% / 60%

80% / 20%

Bêta-lactoglobulines (g)

0

0.3

Immunoglobulines (g)

0.6

Traces

Lactotransferrine (g)

0.1 à 0.2

Traces

LIPIDES (g)

3.5 à 4.5

3.5 à 4

A.G. Insaturés (%)

46 %

24 %

Ac linolénique (mg)

20 à 27

Traces

DHA

0,29%

Traces

Cholestérol (mg)

30

10

GLUCIDES (g)

6 à 7

5

Lactose (%)

85 %

98 %

Oligosaccharides (g)

1

Traces

SELS MINERAUX (mg)

200

700

Si on analyse ce tableau du haut en bas on constate que ce n’est pas au niveau des calories que les différences sont les plus significatives.

La première grosse différence se situe au niveau de la teneur en protéines. En effet, les bébés naissent avec un rein immature qui ne supporterait pas un apport trop important en protéines. Par ailleurs, il est prouvé que si les bébés consomment trop de protéines dans leurs 2 premières années de vie, leur risque d’obésité à l’âge adulte est augmenté.

Cette teneur en protéine est une première raison très importante pour ne pas donner de lait de vache non modifié à un nouveau-né. Si l’allaitement n’est pas possible, il est essentiel de donner à votre enfant un lait adapté à son âge.

Au niveau des lipides, ce n’est pas la quantité qui est différente, mais la composition de ces graisses. Le lait maternelle apporte beaucoup plus de cholestérol et de graisses insaturées qui sont tous essentiels pour le développement de l’enfant. On constate que le lait de vache ne contient pas d’oméga-3 (acide alpha linolénique et DHA) contrairement au lait maternelle, or « l’apport maternel en DHA contribue au développement normal du cerveau (voir la fiche sur le DHA). Cet effet bénéfique est obtenu pour un apport journalier à la maman de 200mg de DHA en plus de l’apport journalier recommandé en oméga 3 chez l’adulte. »

Les différences en termes de glucides sont moins importantes. Dans les 2 cas, le lait apporte surtout du lactose.

La dernière différence significative se situe au niveau des sels minéraux. Le lait de mère est beaucoup moins riche en sodium, potassium et autres minéraux pour pouvoir être bien toléré par le rein immature du nouveau-né. Là encore, donner du lait de vache non modifié ne pourrait qu’être risqué pour la santé du bébé.

Le lait de mère est donc bien l’aliment idéal du nouveau-né. Il s’adapte à ses fragilités spécifiques tout en apportant les nutriments essentiels pour sa croissance. Il faut signaler en particulier cet apport lipidique absolument prioritaire qui est souvent oublié. Le lait de mère apporte 50% de ses calories sous forme lipidique, car le système nerveux et surtout le cerveau du bébé en ont absolument besoin.

Aucun lait dans la nature n’est équivalent au lait maternel. C’est pourquoi les industriels font beaucoup d’effort pour transformer le lait de vache et l’adapter aux besoins du bébé « conformément à la réglementation en vigueur. »

La diversification alimentaire ne doit intervenir qu’entre 4 et 6 mois. Les légumes apporteraient trop de sels minéraux, mais aussi de fibres pour l’intestin de l’enfant. Les protéines animales seraient trop concentrées en protéines. Seuls les féculents (farines, purée de pommes de terre) pourraient être utilisés, mais on sait que leur introduction trop précoce favorise une prise de poids inutile.

L’âge de la diversification optimal est très discuté entre très précoce (4 mois) et tardif (6 à 8 mois). Il va aussi dépendre de chaque enfant, de ses capacités et de son envie à passer à une alimentation à la cuiller, mais aussi de ses risques d’allergies ou d’intolérances alimentaires. Pour connaitre le meilleur moment pour diversifier l’alimentation de votre bébé, demandez conseil à votre médecin.

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